kinésiologue Vaucluse 84 et 13 -séances et stages de kinésiologie

Pascale Pénellon - kinésiologue Avignon - Vaucluse
conceptrice et formatrice de stages K.I.E.S.
(Kinésiologie Intention Et Sens)

actualités kinésiologie - pratiques et témoignages"Se connaitre et se libérer de ce qui nous entrave"

Membre de la Fédération Française de Kinésiologie (FFK).
 Voir le compte-rendu de la Journée Régionale FFK Sud-Est 

Pyramide de MaslowLa pyramide de Maslow, sociologue, est un exemple synthétique de la hiérarchie de nos besoins, du plus fondamental au plus subtil et nous passons au niveau supérieur lorsque nous avons contenté le précédent. Nous fonctionnons tous sur ce modèle, à quelques exceptions près. De façon générale, nous nous intéressons à la philosophie seulement lorsque avons le ventre plein et que nous n’avons pas froid.

Nous sommes donc soumis à nos besoins fondamentaux :

Survivre : boire, manger… Etre en sécurité : avoir un toit sur la tête, ne pas avoir froid…
Besoin d’être considéré dans la famille, d’avoir la reconnaissance du groupe, de se faire des amis
Besoin d’être aimé.

Il faut comprendre que ces mécanismes liés à nos besoins fondamentaux conditionnent notre vie et sont tellement intégrés en nous que nous n’en avons pas conscience, ils font partie du paysage de notre quotidien. Ils sont autant de réactions à notre environnement proche que nous les mettons rarement en question. La kinésiologie, grâce au test musculaire inhérent à cette pratique, permet de retrouver ces besoins qui n’ont pas été honorés pendant l’enfance et qui empêchent l’adulte que nous sommes devenus, d’être rassuré, en paix avec son environnement et performant dans ses choix.

Les besoins physiologiques et le besoin de sécurité.

Commençons par observer la base, les premiers besoins dans la liste d’apparition. Nous allons avoir besoin de boire, de manger, de dormir, d’être propres, d’être au chaud, de nous sentir en sécurité, de nous sentir protégés par nos parents. Si le besoin d’être rassuré pour notre survie n’a pas trouvé un écho favorable dans notre enfance, nous serons probablement tenaillés par la peur de manquer, nous empilerons des boîtes de conserves, au cas où. La vie représentera un danger certain car nous ne serons pas sûrs qu’elle réponde dans l’avenir à nos besoins de survie.

Jean-Claude ne peut pas s’arrêter de travailler.

Jean-Claude est commercial et ses revenus dépendent de son chiffre d’affaire qui est différent tous les mois. Il est inquiet en permanence, dort très mal et travaille beaucoup. Il vient me voir car son état de fatigue et de tension n’est plus supportable. Quand nous démarrons la séance de kinésiologie, nous avons cette information avec le test :
« Je dois me faire du souci pour obtenir ce dont j’ai besoin ». Jean-Claude se reconnaît dans cette phrase et c’est le déclic : c’est le fonctionnement de toute sa vie. Il est rarement satisfait de ses résultats, il est également très économe et ne se fait jamais plaisir car il a toujours peur de manquer. Après plusieurs tests, une information nous indique l’âge de ses sept ans Je lui demande s’il sait ce qui s’est passé dans sa famille et il s’en souvient très bien. Son père a perdu son emploi. Le manque de nourriture s’est à peine fait ressentir, mais la peur de ses parents qui craignaient ne pas pouvoir subvenir aux besoins de leurs cinq enfants a laissé sa forte empreinte chez Jean-Claude. La perte de l’emploi du père avait été injuste et ne dépendait pas de la qualité de son travail. Une fois la correction effectuée, Jean-Claude, libéré de la charge émotionnelle de cette mémoire va arrêter de se faire un souci excessif pour son avenir et celui de sa famille.

L’information transmise par ses parents est : « Même si tu fais de ton mieux, ce ne sera pas suffisant, tu peux quand même te retrouver dans une situation précaire ».

Dans l’exemple suivant, nous allons voir que nous pouvons avoir des mémoires qui ne nous n’appartiennent pas. Nombreux sont les conditionnements inconscients en nous qui résultent de mémoires de guerre, de secrets de famille, de peurs, de culpabilité, d’interdits et de croyances limitantes. Discipline à part entière, la psychogénéalogie* nous parle de nos héritages familiaux transgénérationnels :

Mincir = mourir

Magali vient me voir pour un problème de poids, elle a perdu quatre kilos mais ne peut se séparer des autres. Le premier test musculaire nous indique une mémoire héritée de son arrière-grand-mère maternelle. Je synthétise ensuite, cette mémoire par la phrase : « mincir (ou maigrir à l’époque) égal danger ». Là nous touchons à un mécanisme de survie très puissant, Magali est sous l’emprise de cette mémoire familiale, qui était une réalité à l’époque où les gens se faisaient du souci pour manger au quotidien. Elle me dit que son arrière-grand-mère a eu huit enfants et qu’effectivement en période de guerre, c’était très difficile de réussir à nourrir sa famille.
Bien qu’elle n’ait jamais manqué de nourriture, Magali a la programmation de sa bisaïeule, maigrir est dangereux pour la survie. Après la correction, Magali perdra facilement ses kilos en trop.

*La psychogénéalogie est une théorie développée dans les années 1970 par le Pr Anne Ancelin Schützenberger selon laquelle les événements, traumatismes, secrets, conflits vécus par les ascendants d'un individu conditionneraient ses faiblesses constitutionnelles, ses troubles psychologiques, ses maladies, voire ses comportements étranges ou inexplicables.

(article à venir sur le besoin d’appartenance et d’estime du groupe)

Prochain article

« Comment ai-je perçu au sein de ma famille et à l’école ? Ai-je eu le sentiment d’être en harmonie avec les autres ou me suis-je senti rejeté ? ».